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Affaire Quentin Deranque : le vrai visage du RN
Par René Magritte - 20 February 2026
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Avant d’aborder le cœur du sujet, je souhaite d’abord exprimer toute ma compassion à la famille de Quentin. Ayant moi-même traversé la douleur profonde de la perte d’un proche, je mesure pleinement l’ampleur de leur souffrance. Si, au sein de LLR (La Ligne Rouge) , nous condamnons fermement les idées portées par Quentin et combattons résolument l’Extrême droite , il est essentiel de rappeler que cette lutte contre le Rassemblement National et ses dérives doit toujours s’inscrire dans le cadre du débat d’idées et de la raison, excluant toute forme de violence ou de sang versé.
Ce dossier, déjà récupéré par certains acteurs Politiques * , les médias et le Rassemblement National , illustre tristement comment une tragédie peut être détournée à des fins idéologiques, souvent déconnectées de la réalité. Il est crucial de garder une objectivité rigoureuse : les drames humains ne doivent jamais devenir un écho pour des propagandes partisanes.
Quentin Deranque n’était pas un étudiant en mathématiques discret, comme certains l’ont présenté à la télévision. C’était un militant actif des cercles d’extrême droite radicale, engagé dans des mouvements Nationalistes * violents. Originaire de Saint-Cyr-sur- le-Rhône et âgé de 23 ans, il a progressivement rejeté les cadres Politiques * traditionnels pour rejoindre des groupuscules Néofascistes * .
Les enquêtes révèlent ses liens étroits avec des organisations telles qu’Allobroges Bourgoin et Action française , connues pour leurs idéologies monarchistes et antirépublicaines. Quentin aimait provoquer et se confronter : en 2025, il a participé à un rassemblement néonazi à Paris, un événement ouvertement radical célébrant la haine d’extrême droite.
Sur les réseaux sociaux, son discours était agressif et sans compromis, dénonçant « l’anti-France » et les « traîtres à la nation », témoignant de son immersion totale dans des milieux où la violence politique n’était pas seulement tolérée, mais parfois glorifiée.
Le 12 février 2026 à Lyon * , lors d’une manifestation liée à un événement universitaire où intervenait l’eurodéputée de gauche Rima Hassan , une bagarre a éclaté entre militants d’Extrême droite et anti fascistes .
Selon les autorités judiciaires, au moins six individus cagoulés et armés de projectiles ont encerclé Quentin, isolé, et l’ont frappé violemment à la tête et au corps, provoquant de graves blessures crâniennes. Transporté à l’hôpital dans un état critique, il est décédé deux jours plus tard des suites de ces violences.
Des vidéos et témoignages diffusés par plusieurs médias montrent une scène d’une grande brutalité, où plusieurs individus, parfois masqués et cagoulés, frappent leurs victimes alors qu’elles sont déjà au sol. Face à la gravité des faits, le parquet de Lyon a ouvert une information judiciaire pour « homicide volontaire » et violences aggravées, confiée à des juges d’instruction afin d’identifier les agresseurs.
Au moment des faits, je ne suivais pas cette affaire de près, absorbé par la gestion de LLR (La Ligne Rouge) , ce qui m’éloignait quelque peu de l’actualité nationale. C’est en apprenant l’annulation du débat organisé par la CGT sur les municipales que j’ai pris pleinement conscience de l’ampleur de la controverse
J’ai alors découvert que l’affaire avait un impact notable, y compris au niveau local. Un cadre d’un mouvement non réformiste, peu favorable à LFI (La France insoumise) pourtant, m’a confié que cette histoire est largement instrumentalisée pour semer la division et la haine contre toute la gauche. Selon lui :
« Aujourd’hui, toutes les forces de gauche doivent défendre LFI (La France insoumise) : ce n’est pas LFI (La France insoumise) qui est attaqué ici, mais l’ensemble de la Gauche (politique) . »
Cette analyse m’a surpris, connaissant un peu les positions de cette personne, mais je dois reconnaître qu’elle est pertinente. LFI (La France insoumise) traverse actuellement une campagne de discrédit digne d’un feuilleton, tant au niveau local que national. À un an de l’élection présidentielle, les médias dominants semblent s’être donné pour mission de présenter ce mouvement comme « l’extrême gauche dangereuse » — une caricature si bien montée qu’on pourrait presque y voir un scénario de propagande spectaculaire.
Il semble que la bourgeoisie médiatique ne puisse s’empêcher de s’en prendre violemment à LFI (La France insoumise) . Là, je comprends un peu leur inquiétude : le mouvement est bien placé dans les sondages et pourrait réellement leur poser problème électoralement. Mais craindre que LFI instaure un régime communiste ou marxiste ? C’est franchement exagéré. Leur vraie crainte réside surtout dans le fait que LFI (La France insoumise) pourrait ébranler le statu quo, pas dans une prise révolutionnaire du pouvoir.
Cela dit, cette montée en puissance ne rend pas le programme de LFI (La France insoumise) réellement percutant. Leur stratégie, cantonnée aux règles électorales d’un système capitaliste où la souveraineté nationale est largement encadrée par l’UE et les États-Unis, laisse peu de place à une véritable rupture ou à la reprise des moyens de production par le prolétariat. Même si LFI (La France insoumise) inquiète la bourgeoisie, on est loin de figures révolutionnaires comme Che Guevara ou Fidel Castro : l’enjeu réel reste surtout la mobilisation d’un électorat et des intentions sérieuses, mais strictement dans les limites du système.
Pour autant, je reste solidaire avec mes camarades insoumis. Oui, ce ne sont clairement pas des révolutionnaires, et je ne vais pas me la jouer : j’ai adhéré « financièrement » à un parti dont le représentant national préfère faire la promotion d’un journal de droite plutôt que de l'Humanité (Journal) . Et dans ce contexte où seul LFI (La France insoumise) propose un programme social, je comprends que cela fasse trembler les bourgeois qui croient que la Taxe Zucman est un caprice bolchevik.
Yaël Braun -Pivet impose une minute de silence dans la « maison du peuple » pour cette affaire, tandis que, dans le même temps, les représentants du peuple restent muets : aucun soutien face à la stigmatisation de la Gauche (politique) française et à la montée institutionnelle du RN. Même certains élus de Gauche (politique) choisissent le silence. Combien de Militant * de Gauche (politique) ont perdu la vie sous les attaques de l’Extrême droite ? Silence. On n’en parle pas.
Le jour où je serai tué pour mes convictions — ce que je ne souhaite évidemment pas — les médias utiliseront probablement mon cas pour me qualifier d’« extrémiste de gauche radical » et suggéreront que je méritais presque ce qui m’est arrivé, à cause de mes propos jugés trop « extrêmes ». Ou alors, ce sera le silence complet. Mais certainement pas une vague de défense en ma faveur.
Plutôt Hitler que le Front populaire ! L’extrême droite est banalisée tandis que la gauche est diabolisée. Jamais ce contraste n’a été aussi flagrant. Dans ce climat, on aurait pu décréter un deuil national pour les Militant * morts pour leurs idées. Au lieu de cela, on utilise cet événement pour attaquer LFI (La France insoumise) a cause du crime de ce militant Antifa * . Je ne vais pas me réjouir de la mort d’un homme : il faut être quel genre de personne pour se réjouir d’une telle chose ? Mais je constate qu’il n’y a pas de petit événement pour promouvoir la bourgeoisie réactionnaire, qui utilise les enjeux migratoires comme fond de commerce pour faire passer la pilule du Capitalisme * . Sinon, la présidente de l’Assemblée et les médias n’auraient pas fait ce coup de publicité gratuit. En politique, les cadeaux n’existent pas, croyez-moi d’expérience.
Si le respect du silence avait été choisi, jamais je n’aurais écrit sur Quentin Deranque . Déjà que les constatations sur la Gauche (politique) tarbaise me peinent, écrire sur un mort dans une affaire nationale... vous devinez bien que je n’en avais pas envie. Mais puisque cela impacte aussi l’actualité locale, et vu la décision incompréhensible de la CGT ( Confédération générale du travail) d’annuler son débat à cause de cette affaire qui pèse sur la gauche tarbaise, je me sens obligé de partager quelques mots, mon ressenti et mon analyse.
Ne tuons pas les idées avec lesquelles nous ne sommes pas d’accord : il faut les combattre par le débat, et surtout arrêter de chercher des boucs émissaires. Christophe Galy (NPA 65) ne sera sans doute pas content que j’écrive cela, mais l’Extrême gauche , en tout cas hors du cadre restreint de certains Militant * , n’existe pas dans le champ public. Le vrai responsable de la mort de Quentin, c’est la haine instrumentalisée au service du Capitalisme.
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